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Histoire de la truffe en Richelais et plus particulièrement à Marigny-Marmande

Le Richelais, dont dépend Marigny-Marmande, et le Loudunais, notre voisin de la Vienne, étaient réputés pour leurs productions truffières dès le 18ème siècle.

C’est au 19ème siècle, avec la disparition de la vigne par le phylloxéra, que la production des truffes connaît un essor considérable.

Sa qualité est indéniable et le professeur Adolphe Chatin, suite à une cabale sur le Loudunais et le Richelais, apporte son témoignage( Edition de la truffe en 1892) : « Cette espèce cultivée ici (Tuber Mélano sporum) est la vraie, la parfumée, dite truffe du Périgord, du Dauphiné et de la Provence  (et aussi du Loudunais et du Richelais, quoiqu’en dise et médise), celle de laquelle on parle toujours, quand on dit truffe, Diamant Noir.

On commercialisa jusqu’à 20 tonnes de truffes dans l’hiver 1882, sur le marché de Richelieu, place des Halles à la tombée de la nuit. Le marché durait une ½ heure ; on s’arrachait les plus beaux lots qui prenaient la direction de Paris, via courtiers et grossistes ; les petits récoltants apportaient leurs récoltes à l’usine Guimier rue Henri Proust et ce jusqu’au début des années 1930.

Une partie importante des apports provenait de Marigny-Marmande où la truffe a toujours été présente. Le cadastre de 1830 (dit cadastre Napoléonien) recense une parcelle appelée « Les Truffiers ». Dans le cadastre de 1990, cette parcelle existe toujours sous la même dénomination. Une carte économique Millet, de la Touraine, datant de 1922, mentionne une production trufficole à Marigny-Marmande.

Il y a quelques années, les « anciens », qui avaient connu le 19ème siècle, nous contaient cette histoire vraie et vécue : « Une dame, dite Mme Trinquet, allait faire paître pendant l’hiver, dès décembre, chèvres et moutons dans les forêts truffières de Marigny-Marmande, avec une truie cachée sous ses longues jupes, pour caver et braconner le précieux champignon. Ce fameux diamant noir que l’on trouvait et ramassait les bonnes années à plein « bâchons » (paniers d’osier pour topinambours et pommes de terre ».

Le renouveau

Dans les années 20, après la 1ère guerre mondiale, le déclin de la production de la truffe s’effectue pour plusieurs raisons sociales, économiques,…

-réquisition de domaines forestiers par l’Etat

-manque de main d’œuvre pour l’entretien

-mécanisation de l’agriculture et avènement de nouvelles cultures productives aux aléas économiques moindres.

Malgré tout, la culture de la truffe reste présente ça et là, dans quelques bordures de bois connues par quelques initiés et passionnés.

C’est dans les années 1970, que la production, le renouveau allait s’accomplir à Marigny-Marmande.

Grâce à la recherche (travaux de l’INRA, Mr G Chevallier), mais surtout à l’audace de pionniers : Mr et Mme Monnier, Mr et Mme Manréza, Mr et Mme Fouquet (puis Mrs Gaulandeau, Bazin, Garot, Belliard, …), …

Dès 1976, des plantations sont effectuées par les sus nommés, ces planteurs animés d’une foi inébranlable sont observés avec curiosité et traités parfois de « fous ».

En décembre 1994, le premier marché aux truffes a lieu à MarignyMarmande.

Quelle aventure !!! et surtout bravo aux pionniers !

Depuis de nouveaux planteurs sont venus et c’est près de 50 ha sur notre commune et quelques 300 ha en Touraine de cultures truffières.

Chaque année, sans interruption, depuis cette date, les 21 et 28 décembre, puis en Janvier et Février, plusieurs milliers de personnes se bousculent, pour voir, découvrir, humer, acheter et déguster le précieux champignon.

 La culture

A Marigny-Marmande, en Pays de Richelieu, dans ce village où la tradition plus que centenaire de la production de la truffe a vu sa renaissance, le rituel revient chaque année.

C’est un parcours passionnant, parfois de « combattant », fait de patience, d’observation, de tenacité, que mène chaque trufficulteur et chaque trufficultrice.

A travers les arbres, les éléments de la nature, c’est la rencontre du « Ciel et de la Terre ». La bonne récolte assurée, les producteurs ne sont jamais sûrs de la faire.

Pour les nouvelles plantations (entre octobre et février), il faudra mettre tous les atouts de son côté :

-Etudes des terrains, analyses des sols

-Recherches des meilleurs plants truffiers mycorhisés et choisir sa façon culturale la plus appropriée ou celle qui vous sied le mieux

Pour les parcelles en production ou en attente :

-A la sortie de l’hiver (Février, Mars), les trufficulteurs vont tailler, éclaircir. En avril et mai, quand les terres sont bien « ressuyées », ils vont ouvrir, aérer le sol pour le réchauffer et renouveler le système racinaire. Toute l’année, ils observent, soignent, « « taillottent ».

La récolte

Ils ont épiés à travers toutes les phases d’entretien de leurs truffières, le moindre signe, telle la naissance d’un « brûlé » annonciateur d’une récolte, peut-être ??

Nous voici en novembre, décembre, nos producteurs sont pourtant habitués à la découverte de ces diamants, mais c’est toujours la même magie qui émane de cette folle aventure partagée avec le chien, de ces chênes qui portent tant de rêves !

La terre est là, magistrale, imposante, froide, avec ce soleil hivernal. Les trufficulteurs et trufficultrices nous emmènent dans leur véritable  course aux trésors.

Là, le chien s’arrête, gratte, regarde son maître, son compagnon de fortune. Sous le chêne, sobre écrin des diamants noirs, la truffe est là, magnifique, parfumée. Chacun récompense le chien, ce collaborateur indispensable.

Plus loin, un « brûlé «  magnifique, mais rien, le chêne n’a pas « donné », il faudra attendre, patiemment, amoureusement, que la terre livre une part  de son secret. Peut-être l’année prochaine ? Mystère !

Plus que l’argent, c’est comme une naissance qui serait attendue après de longues années de gestation.

Après que le truffe soit nettoyée, lavée, brossée, vérifiée et classée sur le marché par les experts, venez à la rencontre des trufficulteurs. Ils vous décriront la passion intemporelle qui les animent et les espérances qui les font vivre. Ils vous feront partager leurs craintes, leurs joies, leurs enthousiasmes, que suscite régulièrement ce produit de luxe.

En Décembre, Janvier, Février, venez découvrir les marchés de Marigny-Marmande.


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